L'enquête démarre dans un box de Grenoble, la PJ intercepte plus de 300 kg de cannabis et 2 kg de cocaïne

L'enquête démarre dans un box de Grenoble, la PJ intercepte plus de 300 kg de cannabis et 2 kg de cocaïne

La drogue continue de déferler sur la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Preuve encore la semaine dernière avec l’interpellation d’une équipe de trafiquants en plein go fast. L’enquête avait été ouverte en novembre 2021 après la découverte dans un box de Grenoble de 150 kilos de cannabis, 5 kilos de cocaïne et un dernier kilo d’héroïne. L'office anti-stupéfiant (OFAST) avait été chargée des investigations, qui avaient débuté avec l’indentification d’un suspect grâce à un prélèvement ADN.

Des filatures, surveillances, ou encore analyses de la téléphonie avaient ensuite permis de renseigner les enquêteurs sur cette "équipe bien structurée" et particulièrement active dans un trafic de stupéfiants de très grande ampleur entre la France et d'autres pays européens, notamment l'Espagne.
 
Il y a quelques jours, un go fast a donc été pisté par les policiers de l’Ofast, aidés par leurs collègues de la PJ de Lyon. Toujours d’après une source proche du dossier, le convoi est entré en Espagne le 7 octobre, puis a repassé la frontière le 10. Les trafiquants roulaient à bord de deux voitures ouvreuses et une porteuse de la cargaison. C’est lors d’un arrêt sur l’aire d’autoroute de Portes-lès-Valence, près de Valence, que les policiers sont passés à l’action.

Trois hommes âgés de 35 à 47 ans et une femme âgée de 31 ans ont alors été interpellés. A bord de la voiture chargée en stupéfiants, 305 kg de résine de cannabis ont été découverts.

Une perquisition au domicile d’un des trois hommes domiciliés à Tullins dans l’Ain a ensuite amené à la découverte de 2,2 kg de cocaïne.
 
Le chef présumé de ce réseau avait déjà été condamné pour des faits de trafic de stupéfiants, de même que deux autres suspects originaires de Saint-Etienne.
 
Présentés le 14 octobre devant la justice, les trois hommes ont été mis en examen pour acquisition, détention, transport, offre ou cession et importation de produits stupéfiants ainsi qu’association de malfaiteurs. Tous ont été placés en détention provisoire. La femme arrêtée lors de l’intervention de la police judiciaire a aussi été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire.